Publié le 07/05/2021

Lancement du 4ème plan national santé environnement « Un environnement, une santé »

Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, et Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, ont lancé le 7 mai 2021 le 4ème plan national santé environnement (PNSE 4) aux côtés d’Élisabeth Toutut-Picard, présidente du Groupe Santé Environnement (GSE).

Le but du PNSE 4 est de mieux maîtriser les risques environnementaux pour un environnement plus sain et plus favorable à la santé.

Fruit d’une concertation menée depuis janvier 2019 avec l’ensemble des parties prenantes dans le cadre du GSE, ce quatrième plan poursuit 4 objectifs (déclinés en 20 actions) pour les 5 prochaines années :

  • Permettre à chacun, jeunes, citoyens, élus, professionnels, d’être mieux informé et d’agir pour protéger sa santé et celle de son environnement grâce à des outils simples et facilement accessibles
  • Réduire les expositions environnementales et leur impact sur la santé et celle des écosystèmes
  • Impliquer davantage les collectivités, pour que la santé environnement se décline dans les territoires (communes, établissements publics de coopération intercommunale, départements, régions), au plus près des besoins de chacun
  • Grâce à la recherche, mieux connaître les expositions tout au long de la vie et comprendre les effets des pollutions de l’environnement sur la santé.

Pour répondre à ces enjeux, l’Etat prévoit notamment à travers ce plan de :

  • Mettre à disposition de tous un service numérique public pour connaître la qualité de son environnement immédiat (qualité de l’air extérieur, risque allergique aux pollens, etc.) et les bons gestes à adopter
  • Permettre à chacun d’identifier la présence de substances chimiques dangereuses dans des produits du quotidien via une application sur smartphone pour augmenter la transparence et permettre au consommateur de faire des choix éclairés
  • Améliorer la lisibilité de l’étiquetage des produits ménagers pour réduire les risques liés à leur utilisation, par exemple avec un étiquetage de type toxiscore. En effet, les français achètent plus d’1 milliard de produits ménagers par an, et la pandémie a eu tendance à accélérer cette tendance puisque les français nettoient et désinfectent plus régulièrement. Ces produits font aujourd’hui l’objet d’un étiquetage complexe qui ne permet pas d’avoir une idée du risque lié à l’utilisation d’un produit en un coup d’œil
  • Mieux informer les propriétaires, en partenariat avec la profession vétérinaire, sur les risques associés aux recours aux produits biocides pour animaux de compagnie (insecticides, désinfectants, répulsifs)
  • Eviter les "phénomènes de mousses" parfois observés sur les plages françaises liés à une pollution des eaux par des molécules de détergents pétrochimiques en privilégiant les détergents (liquide vaisselle, lessive, etc.) avec des profils plus favorables pour l’environnement et la santé
  • Dédier une enveloppe de 90 millions d’euros pour financer des programmes de recherche scientifiques sur :
    • les facteurs environnementaux qui, tout au long de la vie, ont un impact sur la santé
    • les pathogènes émergents, notamment ceux qui se propagent de l’animal à l’homme.
  •  Interdire les lumières bleues les plus dangereuses dans les jouets des enfants en application des recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)
  • Développer un espace commun de partage des données environnementales en open data, pour alimenter la recherche et l’expertise indépendante et permettre des liens avec des données de santé
  • Renforcer la surveillance de la santé animale dans le contexte de la crise sanitaire pour prévenir le développement des maladies infectieuses d’origine animale.