Publié le 18/01/2019

Lancement de l’élaboration du 4ème Plan national « Mon environnement, ma santé »

En ouverture des Rencontres nationales Santé-environnement (14 et 15.01.2019, Bordeaux), François de Rugy, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, ont présenté les grands chantiers du Gouvernement pour renforcer la protection de la santé et de l’environnement, avec le lancement de l’élaboration du plan « Mon environnement, ma santé » et la consultation publique sur le projet de nouvelle stratégie sur les perturbateurs endocriniens.

Ce plan vise à réduire les impacts des facteurs environnementaux sur la santé grâce à la mobilisation de tous les acteurs du territoire. Il succèdera au 3ème plan national santé environnement qui arrive à échéance fin 2019.

Les ministres ont fixé quatre priorités pour ce plan :

  • Mieux connaitre les expositions et les effets de l’environnement sur la santé des populations (« exposome »)
  • Informer, communiquer et former les professionnels et les citoyens
  • Démultiplier les actions concrètes menées dans les territoires
  • Réduire les expositions et les inégalités environnementales.

Il s’accompagnera de la création d’une boîte à outils permettant d’encourager et de mutualiser des actions locales réussies en faveur de la santé environnement.

Les travaux d’élaboration seront conduits durant l’année 2019 dans le cadre du Groupe santé-environnement.

Par ailleurs, dans le cadre de la 2ème stratégie sur les perturbateurs endocriniens (SNPE2) 2019-2022 lancée en février 2018, des groupes de travail (parlementaires, organismes publics de recherche et de surveillance, associations de protection de l’environnement et de défense des consommateurs, industriels, ministères…) ont co-construit un projet, mis en consultation du 14 janvier au 8 février 2019.

Les principales mesures de cette nouvelle stratégie sont :

Des actions pour protéger la population :

  • Etablir une liste des substances qui peuvent présenter des propriétés perturbatrices endocriniennes, scientifiquement robuste et partagée avec les parties prenantes et les autres États membres (action 4)
  • Mener une campagne de communication grand public et créer un site internet de référence, afin d’informer la population sur les risques liés à l’exposition aux produits chimiques dangereux de consommation courante, de partager des bonnes pratiques destinées à limiter les expositions, en ciblant en priorité les populations les plus à risques (action 8)
  • Développer la formation des professionnels de santé et des agents des collectivités territoriales (actions 10 et 11).

Des actions pour protéger l’environnement :

  • Réaliser des analyses exploratoires sur des produits de grande consommation destinés à des populations sensibles (jouets destinés aux enfants de moins de trois ans) en y recherchant des substances non réglementées présentant des propriétés de perturbateurs endocriniens avérées (action 22)
  • Mesurer l’imprégnation des différents milieux (air, eau, sol) par les perturbateurs endocriniens et centraliser les données sur une plateforme dédiée, ouverte à tous les acteurs (action 24)
  • Renforcer la connaissance de l’exposition aux perturbateurs endocriniens via l’alimentation, en incluant un volet spécifique à ses substances dans la prochaine enquête sur l’alimentation qui sera lancée en 2019 (action 27)
  • Susciter des engagements volontaires des industriels et des distributeurs pour substituer, dans les produits de consommation courante, les substances pouvant présenter des propriétés de perturbation endocrinienne. (action 41).

Des actions pour améliorer les connaissances :

  • Assurer une coordination pour soutenir la recherche et l’innovation. Assurer la lisibilité pour l’ensemble des parties prenantes des efforts de recherche et des avancées sur les PE (action 42)
  • Elargir la surveillance à d’autres pathologies que celles de la reproduction, en lien avec les perturbateurs endocriniens (action 46).