Publié le 06/11/2019

Etudes de santé : suppression de la PACES et nouvelles modalités d’accès

Deux décrets et un arrêté concernant la suppression de la Première Année Commune aux Etudes de Santé (PACES) et les nouvelles modalités d'accès aux études de santé ont été publiés au Journal officiel du 5 novembre 2019.

Ces dispositions, qui s’inscrivent dans le cadre du plan Ma santé 2022 , ont 4 objectifs :

  • améliorer l'orientation et la réussite des étudiants, dans la continuité du Plan Etudiant
  • adapter les compétences des professionnels de santé aux besoins du système de santé pour soutenir sa transformation
  • décloisonner les filières de santé et permettre des temps de formation en commun
  • améliorer la qualité de vie et le bien-être des étudiants en santé.

À partir de la rentrée universitaire 2020, toutes les universités mettront en place de nouvelles modalités d'accès aux études de santé (maïeutique, médecine, odontologie, pharmacie) après une, deux ou trois années d'études supérieures de santé.

Les candidats pourront choisir entre trois parcours de formation :

Une licence avec une option "accès santé" (L.AS)

Le candidat choisit la licence qui correspond le mieux à ses projets et ses points forts (lettres, droit, SVT, gestion, économie, etc.) et qui propose une option «accès santé» pour la ou les filières qui l’intéressent (maïeutique, médecine, odontologie ou pharmacie).

S’il valide sa 1ère année, il peut candidater dans la ou les filières de santé qui l’intéressent : soit il est admis en 2ème année dans la filière qui l’intéresse, soit il poursuit en 2ème année de licence (Et, s’il le souhaite, il candidate à nouveau aux études de santé après au moins une année supplémentaire).

S’il ne valide pas sa 1re année de licence, il ne peut pas candidater aux études de santé : il peut soit redoubler cette 1ère année, soit se réorienter via Parcoursup.

Un parcours spécifique "accès santé", avec une option d'une autre discipline (PASS)

Le candidat choisit le parcours spécifique santé (PASS) et une option qui correspond à ses points forts et à ses autres projets éventuels (exemple : option droit, option biologie, option langues…). Ces parcours sont organisés dans les universités ayant des facultés de santé.

S’il valide sa 1ère année, il candidate aux études de santé (maïeutique, médecine, odontologie ou pharmacie) : soit il est admis en 2ème année dans la filière qui l’intéresse, soit il poursuit en 2èm année de licence (Et, s’il le souhaite, il candidate à nouveau aux études de santé après au moins une année supplémentaire).

S’il ne valide pas sa 1ère année de licence, il ne peut pas candidater aux études de santé ; il ne peut pas redoubler cette 1ère année : il doit se réorienter via Parcoursup.

Une formation conduisant à un titre ou diplôme d’Etat d’auxiliaire médical d’une durée de trois ans minimum (en Ifsi par exemple)

L'accès à cette troisième voie sera ouvert aux candidats qui auront validé au moins 60 crédits ECTS (système européen d'unités d'enseignement capitalisables et transférables), c'est-à-dire dès la fin de la première année d'études paramédicales. Cependant, les universités ont le choix de ne pas ouvrir cette voie ou de l’ouvrir aux candidats qui ont validé deux ou trois années.

 

Chaque étudiant pourra ainsi présenter deux fois sa candidature aux études de santé.

Des mesures transitoires assurent aux étudiants admis en PACES à la rentrée 2019 la possibilité d'un redoublement et un contingent spécifique de places dans les formations de santé.

Les différents parcours proposés par les universités seront connus sur leur site Internet et sur la plateforme Parcoursup à partir du 20 décembre 2019.

Par ailleurs, le numérus clausus, auparavant fixé nationalement, sera supprimé, et les universités pourront, en lien avec les Agences Régionale de Santé et dans le souci de s'adapter au mieux aux besoins des territoires, définir le nombre d'étudiants qu'elles admettent dans les différentes filières.

La démographie des professions médicales sera anticipée par une analyse nationale à une échelle pluriannuelle des besoins de santé des territoires et des évolutions des métiers.